COMMUNICATION

Le fonds Dieuzaide


Le travail sur le fonds photographique de Jean Dieuzaide est immense. Régulièrement nous vous informons sur son avancement et sur la diffusion de ses images

L'actualité


Dieuzaide aujourd'hui

Depuis le 16 septembre 2016, la Mairie de Toulouse est propriétaire de la plus grande partie du fonds photographique de Jean Dieuzaide. Elle est désormais responsable de la préservation de ce patrimoine exceptionnel et de sa mise à disposition du public. Conservé aux Archives municipales, qui possèdent des locaux adaptés et l'expertise du traitement de ce type de documents ; ses albums, négatifs et tirages occupent 84 mètres d'étagères. Les reportages sont repris un à un, décrits, contextualisés, indexés, numérisés et publiés sur notre base en ligne. Au total, ce sont près de 200 albums et classeurs qui seront diffusés progressivement.

 

Les Archives, qui ont à cœur de préserver cette collection, continuent de la faire vivre : en plus des pages de ce site à travers lesquelles nous dévoilons le travail de Jean Dieuzaide, nous répondons à toutes les demandes d'utilisation des photographies pour des publications et expositions, dont nous vous donnons ici un aperçu.

Album Toulouse en cours de cotation. Stéphanie Renard - Mairie de Toulouse, Archives municipales.

Traitement de fonds


Le processus avant mise à disposition des images
Conservé dans le magasin à atmosphère spécialement régulée des Archives municipales, le fonds Dieuzaide est en cours de traitement. Pour comprendre ce que cela recouvre, voici le détail des étapes qui  permettront de rendre accessible l'ensemble des photographies réalisées entre 1944 et 2001.
Dès ses débuts, Jean Dieuzaide a cherché à rendre son travail accessible en l'organisant en albums chronologiques et thématiques. C'est précisément cet outil de recherche que nous mettons  progressivement à la disposition du public.
Pour tout fonds d'archives iconographiques, chaque document se voit attribuer une cote unique, respectant à la fois l'organisation initiale du fonds et le cadre de classement des archives municipales. Ainsi, nous cotons manuellement tous les contacts collés dans les albums et nous relevons dans le même temps l'ensemble des informations notées par le photographe et son équipe.
Parallèlement, nous avons commencé à numériser les pages. Ce chantier, mené en interne, est une étape-clé de la conservation des documents, car elle permet d'avoir de moins en moins recours à leur manipulation. Les albums ont en effet été largement fragilisés par des années de consultation. La résolution d'acquisition permet de visualiser correctement chaque contact sur un écran.
Ensuite, nous créons des notices selon les normes de description archivistique. Chaque image possède sa propre fiche, rédigée après des recherches visant à documenter le contexte de production et le contenu du reportage. Les informations portées sur les albums sont précieuses, elles sont reprises comme base, vérifiées, amendées lorsque c'est nécessaire, et complétées. Nous alimentons aussi les index de notre base de données, afin de permettre plusieurs modes de recherche.
La mise en ligne intervient en dernier, lorsque l'album est entièrement traité. Il est alors possible de le feuilleter et d'en consulter chaque image, en ligne.
Tout ce qui n'est pas encore mis en ligne reste consultable dans nos locaux, sur rendez-vous.
Stand valencien au parc Toulousain, juillet 1946. Jean Dieuzaide – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 84Fi1/147

4 regards sur l'exil espagnol


Exposition photographique

Dans le cadre des célébrations du 80e anniversaire de la Retirada, les Archives municipales de Toulouse ont souhaité mettre en lumière quatre regards de photographes sur l'exil des républicains espagnols. Témoins et parfois acteurs, ils ont immortalisé la détresse, mais aussi la dignité et la résilience de ces populations déracinées. Jean Dieuzaide, Germaine Chaumel, Enrique Tapia Jimenez et Marius Bergé, Toulousains de naissance ou d'adoption, professionnels de l'image ou amateurs, ont tous été confrontés, à un moment de leur vie, au drame qui s'est déroulé aux portes de leur ville, et à ses conséquences.

Enrique Tapia Jimenez a vécu l'exil et capté au quotidien la vie de la communauté espagnole tant dans l'intimité familiale que dans les manifestations publiques. Marius Bergé, publiciste et photographe, fondateur du journal Le Cri de Toulouse, a couvert l'arrivée des orphelins républicains dans les colonies municipales et d'autres évènements liés à la guerre d'Espagne. En avril 1938, Germaine Chaumel, photo-reporter de talent, était à l'Hospice de France à Luchon, lorsque les réfugiés de la poche de Bielsa ont été contraints de passer la frontière. Elle était aussi présente, à l'instar de Jean Dieuzaide, en août 1944, lorsque des guérilleros appartenant à la Résistance sont entrés dans la ville. Le jeune homme, qui prit le nom de Yan, a ensuite, au fil de ses reportages, retrouvé cette communauté d'exilés qui a tant apporté à Toulouse.

Exposition présentée au jardin Raymond VI (76, allées Charles-de-Fitte) jusqu'au 15 novembre.

Samedi 19 août 1944. La libération à Toulouse. De 16h à 16h10 Place Wilson – La fin d'un aigle. Jean Dieuzaide - Mairie de Toulouse, Archives municipales, 84Fi1/135

Toulouse libérée


Les images de Jean Dieuzaide en ligne

19 août 1944, la ville de Toulouse se libère. Un homme de 23 ans arpente les rues appareil photographique en main. Il enregistre sur ses pellicules les traces des affrontements, les débris laissés par l'occupant, la liesse de la foule qui envahit les rues. Il rend compte méthodiquement des événements pour la presse et la postérité, pendant les semaines qui suivent. Il consigne sur un album ces images en noir et blanc, ajoutant son récit, indiquant les noms des protagonistes, pour donner à voir ce dont il a été le témoin. Ce sont ses débuts, il se nomme Jean Dieuzaide mais préfère qu'on l'appelle Yan, comme dans la Gascogne de ses grands-parents. Il photographiera jusqu'en 2001.

 

Aujourd'hui nous vous donnons accès à ces pages. Le premier album du fonds photographique Jean Dieuzaide est en ligne. Vous y trouverez notamment les clichés réalisés lors de la journée du 19 août, ou ceux couvrant la venue du général de Gaulle à Toulouse le 16 septembre 1944.