L'image du moi(s)


Chaque mois, petit billet d'humeur et d'humour à partir d'images conservées aux Archives. Forcément décalé !

Image du moi(s) - année 2020


Affiche incitant au dépistage de la tuberculose éditée par le Secrétariat d'État à la Santé et le Comité national de défense contre la tuberculose, 1942, lithographie, 60 x 76 cm. Edmond Maurus – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 12Fi2813.

février 2020


Février, c'est viral
A s'en tenir aux célébrations de la chandeleur et de la Saint-Valentin on pourrait croire que février n'est que crêpes et bisous. Comment ne pas souscrire à un tel programme ? Comment ?! Il suffit de jeter un coup d'œil derrière cette belle façade pour apercevoir une réalité moins brillante. Certes, il est agréable de partager galettes et mamours mais, dans un cas comme dans l'autre, ce que l'on échange vraiment ce sont des microbes, virus et autres bactéries. Ciao les suzettes ! Bonjour la suette ! Bye bye les poutous ! Hello le coup de mou !

Ainsi, malgré ses promesses sucrées, février nous apporte essentiellement des tracas morbides. Soit on est malade, et ce n'est pas bien drôle, soit on vit dans l'inquiétude de le devenir, et c'est épuisant. Et comme si cela ne suffisait pas, on est tenus de suivre en direct l'évolution des épidémies saisonnières : la grippe est à Tataouine, la gastro à Trifouillis et la bronchite à peu près partout. Pour « couronner » le tout, de temps en temps, une pandémie apparaît. Non contente de se diffuser dans les populations du monde entier, elle contamine les médias. En quelques jours, tout le monde est sommé de se rendre à l'évidence : la peste noire 2.0 est à nos portes. Viralité, quand tu nous tiens...

 

Soirée de la Saint-Sylvestre 1960, photographie N et B, 12 x 18 cm. Émile Godefroy – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 19Fi7925

janvier 2020


Jours de l'an foireux

À l'instar des jours, il existe des soirées « avec » et des soirées « sans ». Bizarrement, la fête du jour de l'an fait souvent partie de cette seconde catégorie. Non pas qu'elle soit systématiquement ratée, mais généralement, quand tout se passe bien, on ne s'en souvient pas. En revanche, on a tous en mémoire quelques grands ratages qui, rétrospectivement, nous paraissent cocasses, mais qui, sur le moment, ne nous amusent guère. Ainsi l'expression consacrée « plus tard on en rira » est modérément appréciée par le fêtard malade à la recherche d'une pharmacie de garde dans la ville déserte.
Autre cas de figure, vous décidez avec votre bande d'amis, de faire la tournée des bars pour ladite soirée et de passer minuit place du Capitole. Mais malheureusement vous n'avez pas songé que l'un des comparses, lorsque l'alcool commence à couler, a une fâcheuse tendance à l'embrouille via la distribution de noms d'oiseaux, voire de châtaignes. La nuit se passe donc en infinies négociations  pour éviter la bagarre générale. À défaut d'amusement, vous faites l'apprentissage de la diplomatie en terrain éthylique.
Grand classique de la Saint-Sylvestre encore. On vous propose de célébrer la fin de l'année avec des gens super dans une grande maison, loin de tout, où on pourra faire une fête d'enfer jusqu'à pas d'heure. On peut même vous y emmener. Vous faites l'erreur d'accepter. Une fois sur place vous constatez que si la demeure paraît vaste, c'est qu'elle est quasi vide. Quant au ravitaillement, on a fait dans le basique. Vous vous retrouvez donc coupé du monde avec une demi douzaine d'individus que vous connaissez à peine, du pastis, des chips, et vous vous dites que les heures à venir vont être vraiment longues.