L'image du moi(s)


Chaque mois, petit billet d'humeur et d'humour à partir d'images conservées aux Archives. Forcément décalé !
Travaux d'assainissement - Passage du tunnel vers la rue Valade, 16 février 1982, négatif N&B, 2,4 x 3,6 cm. Direction de la communication - Mairie de Toulouse, Archives municipales, 15Fi1459.

octobre 2021


Évolution d'octobre

Il est amusant de constater combien notre perception des choses évolue avec le temps. Je me suis longtemps figuré l'arrivée du mois d'octobre comme l'entrée dans un tunnel dont la sortie paraissait incertaine. Héritage probable des années de scolarité où, après un mois de septembre studieux, les vacances de la Toussaint semblaient encore tellement lointaines. Peut-être aussi à cause de la météo d'automne qui nous empêchait de passer des journées entières dehors, à explorer les coins et recoins des quartiers environnants. Le passage à l'heure d'hiver venait achever ce sombre tableau.

Je ne vais pas vous dire que j'attends avec impatience cette période de l'année, mais il faut reconnaître qu'en vieillissant, j'y ai pris goût. Un peu comme ce gratin d'épinards que vous détestiez enfant et que vous avez redécouvert avec plaisir à l'occasion d'un repas et dont vous demandez la recette à vos parents incrédules. Le passage du temps permet ainsi de réévaluer toutes sortes de choses.

Le film A la poursuite d'Octobre Rouge réalisé par John McTiernan en 1990 et adapté du roman de Tom Clancy, raconte l'odyssée d'un sous-marin nucléaire soviétique dont le commandant a décidé de passer à l'Ouest. L'auteur s'est inspiré d'un fait réel qui a eu lieu en novembre 1975 dans le golfe de Riga. Mais sa vision était quelque peu biaisée par le climat de la Guerre Froide. Car, s'il y a bien eu mutinerie à bord d'une frégate russe, l'objectif du meneur était, à l'instar des marins du cuirassé Potemkine, d'initier une nouvelle révolution bolchevique. C'est ce qu'ont permis d'établir les archives ouvertes à la suite de la chute de l'Union soviétique, quelques mois après la sortie du film...

 

 

 

 

Ecole élémentaire publique Sauzelong, 27 février 1974, tirage N&B, 18 x 24 cm. Direction de la Communication – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 15Fi1817

septembre 2021


Vieille école
Vous souvenez-vous de l’école dans laquelle vous avez fait la plupart de vos rentrées ? Pour ma part, je ne l’oublierai jamais. Non pas que j’adorais m’y rendre, bien au contraire. Construction typique des années 1970, rectangulaire à toit plat, avec des mosaïques bleues disposées en dégradé sur les murs. J’y suis retourné bien plus tard, à ma majorité, pour aller voter. Tout paraissait tellement plus petit, presque étriqué. Une sorte de mini-monde, avec ses mini-tables et ses mini-chaises. C’était un peu triste.
Il faut dire je ne suis pas sensible à cette mystique de l’éducation, des hussards noirs de la République et du reste. D’autant qu’à mon époque en guise de hussards, nous avions surtout des babas cool barbus en pattes d’eph ou en robe à fleurs et cheveux longs. Ils essayaient d’être sympas avec nous, d’être à l’écoute. Mais en vain, car nous détestions l’école. Il restait encore quelques reliques de la vielle garde. Blouse grise, moustache, et cigarette au coin de la bouche – hommes et femmes confondus. Ils n’étaient ni meilleurs ni pires que les autres, et distribuaient parfois quelques claques, mais au moins ils n’essayaient pas d’être nos amis.   
Les moments privilégiés de la journée étaient sans conteste les récréations. Nous passions notre temps à défoncer le sol de la cour pour en faire un parcours de bille acceptable. On ne parlait pas encore d’espace non genré. Il y avait un terrain de foot et un terrain de basket. Tout le monde y jouait. On faisait des matchs avec les filles, parfois contre les filles, et on s’est pris quelques raclées.
Plage de San Sebastián (Espagne), été 1975, tirage N&B, 18 x 24 cm. Direction de la Communication – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 2Fi5522

août 2021


Août-land
Vous souvenez-vous du film Outland, sorti au début des années 1980, qui nous faisait suivre le marshall intergalactique Sean Connery sur Io, une lune de Jupiter ? Eh bien, j’ai parfois l’impression d’arriver sur une autre planète en fréquentant les lieux de villégiature. Il y règne des habitudes, des codes vestimentaires, un vocabulaire, pour tout dire des mœurs des plus étranges.
Ainsi, sur les vitrines des commerces, au lieu de trouver l’inscription « chiens interdits », ou « carte à partir de 5 € » ou encore « la maison ne fait pas crédit », on peut y lire « chaussures obligatoires ». En effet, il faut savoir que le vacancier fait traditionnellement ses emplettes en claquettes et maillot de bain, et qu’il peut parfois supprimer l’un ou l’autre de ces vêtements. D’ailleurs, l’un des marronniers journalistique de l’été demeure le reportage dans une supérette naturiste du Cap d’Agde où nous pouvons constater, de visu, que les usagers portent bien des nu-pieds.
Autre coutume des plus déconcertantes : la course au cancer de la peau. Il est curieux de noter que nombre de parents s’offusquent à juste titre des challenges, souvent stupides et dangereux, que les ados se lancent sur les réseaux, mais sont eux engagés, dès les premiers jours de l’été, dans un défi non moins stupide et dangereux : l’ultra-bronzage. Ils proposent ainsi, aux yeux du badaud, un dégradé allant du rouge vif, qui fait mal à voir, au brun foncé, de fin de séjour. Comme quoi, sur la plage, le crabe ne risque pas seulement de vous pincer les doigts de pied.
Jeunes jouant au foot dans un centre aéré de la Ville, 16 février 1976, négatif Net B, 6 x 6 cm. Direction de la communication – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 15Fi1889/1

juillet 2021


Défaites nationales
Le retour de l’été annonce aussi celui des grandes compétitions sportives internationales : Tour de France, Jeux olympiques et surtout coupes d’Europe et du monde de football. Sur ces derniers évènements, les mathématiques parlent, il y a eu plus de défaites que de victoires pour notre équipe nationale. D’aucuns aiment à penser que l’on se souvient plus des secondes que des premières. Faux !
Pour ma part, je me souviens parfaitement de la demi-finale du Mondial face à l’Allemagne à Séville, le 8 juillet 1982. Je m’en souviens d’abord à cause d’un dessin animé intitulé « Onze pour une coupe » - dont le refrain me trotte encore dans la tête aujourd’hui - qui mettait en scène la célèbre mascotte orangiforme « Naranjito » et qui était quotidiennement diffusé sur la chaîne qui s’appelait alors FR3. Je m’en souviens ensuite pour le match, l’injustice ressentie, les larmes de déception et la sensation d’assister, pour la première fois de ma vie, à un drame national. Je m’en souviens encore, car le lendemain, avec les copains, nous nous en étions pris à un camarade allemand qui habitait dans le quartier. Pas de quoi être fier.
En revanche je n’ai aucun souvenir de la finale de l’Euro gagnée deux ans plus tard contre l’équipe d’Espagne. Je n’ai pas non plus de souvenir de la mascotte, qui d’après mes recherches, avait l’apparence d’un coq nommé « Péno » - on se demande qui a bien pu avoir cette idée. Et pourtant, la compétition était organisée en France. Il faut croire que parfois certaines défaites sont plus inoubliables que des victoires.
Feu de la Saint-Jean à Gratentour (Haute-Garonne), 23 juin 1959, négatif N&B, 6 x 6. André Cros, Mairie de Toulouse, Archives municipales, 53Fi4999.

juin 2021


Solstice grillé
Même s’il y a bien longtemps que je n’ai pas fêté la Saint-Jean, j’en ai gardé de vifs souvenirs. Notamment à cause du brasier et de cette joie un peu sauvage qui s’emparait de l’assistance à mesure que les flammes s’élevaient vers le ciel. On se serait cru revenu à des temps immémoriaux. Pour les enfants, c’était un spectacle incroyable. Car, si nombre d’entre eux badent les pompiers et leur camion, les parents savent bien qu’il ne faut jamais les laisser seuls avec des allumettes.
Dans mon quartier, nous nous étions épris de pyrotechnie. Passion largement partagée par les autres jeunes de la ville, et qui avait provoqué l’incendie d’un bâtiment abandonné à la suite d’une dantesque bataille de pétard. Par mesure de rétorsion, il fut interdit de vendre tous types d’explosifs festifs sur le territoire communal. Une opération de contrebande se mit alors en place pour acheminer, depuis les agglomérations limitrophes, quantité de cette précieuse marchandise que nous stockions dans les lieux les plus improbables. J’avais même un copain qui gardait sa réserve dans une boîte en fer enterrée au fond de son jardin.  
Faire exploser toutes sortes de choses était notre principale occupation, mais le truc le plus idiot que nous affectionnions était le « pétard surprise ». Cela consistait à glisser un de ces engins dans la poche d’un camarade, à son insu, et à l’allumer. La douleur était plus ou moins importante en fonction du calibre et des vêtements que l’on portait. En jeans, c’était supportable, en survêtement c’était beaucoup plus cuisant, et en plus ça faisait des trous.
L’âge aidant, la fièvre pyromaniaque s’est peu à peu estompée ou a été canalisée dans des activités plus acceptables : le barbecue, les flambées de cheminée, les mini-feux d’artifices du 14 juillet, voire l’écobuage. Mais ne vous y trompez pas : il y a dans l’œil de chaque personne qui allume un feu, une étincelle qui ne demande qu’à s’enflammer. 
Autoportrait d’Alexandre Gril, négatif N&B, 12 x 9 cm. Alexandre Gril - Mairie de Toulouse, Archives municipales, 34Fi57 (détail).

mai 2021


Mai zigues

Vous connaissez ces zigues qui ne savent parler que d’eux-mêmes ? Ils sont épuisants. Vous pouvez aborder n’importe quel sujet de conversation : immanquablement, ils trouveront à tourner autour de leur nombril. Il y a un accident catastrophique quelque part ? Ça leur rappelle leur chute à vélo de la semaine dernière. Il y a une pandémie mondiale ? Ils se souviennent du rhume carabiné qui les avait cloué au lit pendant un jour. Il y a des élections présidentielles à couteaux tirés ? Ça leur évoque la campagne de délégués de classe en 5e et les coups tordus de Florence leur concurrente.

C’est comme ce copain de fac qui, à force d’abuser de substances psychotropes, avait fini par croire qu’il était le centre d’attention de toute l’université. Mais, loin de le flatter, cela l’énervait au plus haut point. Chaque parole, chaque regard, chaque attitude étaient interprétés suivant le même délire paranoïaque. J’ai le souvenir d’une séance où, se sentant visé par une remarque humoristique du professeur sur le roi perse Darius Ier, il avait quitté la classe avec éclat en jetant, grand prince, quelques pièces méprisantes aux pieds de l’enseignant.

Vous devez penser que je me prends les pieds dans le tapis de l’ego-trip en racontant mes souvenirs d’étudiant. Mais n’est-ce pas la chose à faire pour tenir une rubrique dont l’égocentrisme est le motif ? Néanmoins, l’exception confirmant la règle, je voudrais célébrer en ce mois le plus grand cowboy de l’histoire du cinéma, j’ai nommé Clint Walker. Né le 30 mai 1927 et décédé le 21 mai 2018, il mesurait 1,98 m.

Concours d’œufs de Pâques, 15 avril 1968, Moulin de la Plâtrière à Revel (Haute-Garonne), positif couleur, 2,4 x 3,6 cm. Jean-Paul Escalettes – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 42Fi3452

avril 2021


Peint comme un œuf

Enfant, j’assommais mes parents de questions et dès fin mars je faisais une fixette sur Pâques. J’avais essayé de reconstituer une trame directrice en réunissant les pièces éparses du puzzle pascal. Il y avait d’abord l’histoire de Jésus : le dernier repas avec les douze apôtres, la mort sur la croix entre les deux larrons, et, trois jours plus tard, le tombeau vide, la Résurrection. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’agissait pas d’une histoire banale, du style qui pouvait arriver à un copain de classe. Mais admettons.
 
Admettons qu'à plusieurs milliers de kilomètres de là, une bande de lièvres ait eu vent de l'affaire. Ne me demandez pas comment. Ils se disent donc que pour marquer le coup, ils vont dissimuler des œufs dans la campagne. Pourquoi des œufs ? Mais ça dénote un vrai esprit de générosité chez ces animaux. Et d'ailleurs, dans le même coin, une escadrille de cloches volantes (????) un peu désœuvrée s'inspire des prodigues lagomorphes et dissémine les mêmes petits cadeaux ovoïdes dans tout le pays. Au minimum, cela soulève des interrogations, et pas que pour un garçon de huit ans.
 
Finalement arrivait le jour de la délivrance où, trop occupé à me goinfrer de chocolat, j’arrêtais mon enquête. Ce jour-là, j’atteignais une sorte de plénitude, surtout physique, qui finissait souvent en crise de foie. C’était aussi le cas de nombre des convives du repas pascal. Plus les minutes passaient, plus les verres se remplissaient et plus le volume sonore augmentait. Les agapes étaient ponctuées par une déclamation répétée à l'envi par un de mes oncles qui mangeait un curé tout cru le matin au petit déjeuner : « Et il ressuscita le troisième jour ! ». Et on se levait difficilement de table vers dix-sept heures. Certains mettaient plus de trois jours à s’en remettre.

Photo du groupe de musique Jezebel Rock, 1977-1979, photographie N&B, 12,9 x 17,8 cm. Mairie de Toulouse, Archives municipales, 1Fi 10611.

mars 2021


Rock on mars
« Rockeur-agriculteur ». Il paraît que, jeune adolescent, j’avais donné cette réponse à une conseillère d’orientation qui me demandait ce que je voulais faire plus tard. Personnellement, je n’en ai aucun souvenir. En revanche, je me souviens que ce souhait singulier m’a souvent été rappelé de façon peu charitable, voire carrément moqueuse. C’est embêtant de se faire charrier pour un événement qu’on a oublié. Je me suis même demandé s’il avait réellement eu lieu.
Une chose est sûre : il y avait bien des séances de sensibilisation à l’orientation professionnelle au collège. Dans un capharnaüm dantesque, la conseillère essayait en vain de nous projeter vers un futur qui nous semblait bien lointain. Et les pseudo-rebelles que nous étions ne manquaient pas de se lancer dans des déclarations intempestives. Toutefois, « rockeur-agriculteur », ça semblait sortir de nulle part. Dans les années 1980, les premiers étaient synonymes de « cool », les seconds de « plouc ». A l’époque, je ne savais pas encore que le rock’n’roll étaient né chez les péquenots du sud des Etats-Unis. Il fallait donc chercher ailleurs.
Et puis, ça m’est revenu. C’était dans le village de mon grand-père. Il y a quarante ans, la région entière était un océan de vignes, peuplé par ceux que les gens des montagnes tarnaises appelaient les Paybassols. Il y avait ce métayer, dont la famille avait traversé les Pyrénées, qui était affecté d’un bégaiement d’anthologie. Sa sœur disait qu’il était né de la rencontre d’un dialecte catalano-occitano-français et d’un instituteur sadique. Les conversations étaient souvent éprouvantes, et les parties de cartes frisaient le pagnolesque. Cependant, une fois par semaine, il enfilait un costume, coiffait une perruque, et montait sur scène pour s’asseoir derrière sa batterie et chanter dans son groupe qui tournait sur la côte. Evidemment, il le faisait sans bégayer, et cette transfiguration était incroyable.
Pour la petite histoire, le guitariste Marc Police, qui a œuvré au sein du groupe de rockabilly toulousain Jezebel Rock de 1979 à 1983, souffrait aussi de bégaiement. Cela ne l’a pas empêché de devenir le guitar-hero de la surf-music française, et peut-être plus encore s’il n’avait disparu tragiquement au début des années 1990.
Photographie de la lune réalisée à l’équatoriale photographique, 1890-1908, tirage collé sur carton, 25 x 25 cm. Louis Montangerand – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 72Fi nc

février 2021


Février, frai ou vaux

Il y a deux décennies environ, le professeur Theodor Pfannkuchen provoquait une déflagration dans le petit monde de la galette de sarrasin. Après une rocambolesque recherche, il avait fini par découvrir un enregistrement, réputé perdu, réalisé par le médium Edouard Crespi à la fin du 19e siècle. Ainsi, sur un cylindre de cire, soigneusement rangé au fond d’une sacoche en cuir, avait été gravée, par le truchement d’un gramophone, une déclamation du spirite prononcée lors d’une séance de transe.

Alors que les exégètes les plus versés dans les sciences du surnaturel s’interrogeaient sur la signification de ces étranges imprécations, le digne professeur d’Outre-Rhin surprit son monde en affirmant qu’il n’était ici question que de crêpes. L’interprétation qu’il en donna, faisant appel tant à la linguistique la plus fine qu’à l’ésotérisme le plus échevelé, à l’astronomie qu’à l’astrologie, ne convainquit pas ses pairs. Et, pour tout dire, personne n’y comprit rien. On ne retint de ces élucubrations qu’une sentence qui amusa les uns et désespéra les autres : « La lune est plate comme une crêpe ».

Cependant, quelques mois plus tard, Herr Professor décédait dans des circonstances mystérieuses. Alors qu’il prenait son petit déjeuner, un morceau de pancake se coinça dans sa gorge, provoquant l’étouffement du pauvre savant. Il n’en fallut pas plus à certains pour y voir la main du complexe agroalimentaire farino-lacté.

Qu’avait donc découvert le chercheur allemand qui puisse autant déranger ? Difficile à dire, car toutes ses recherches ont disparu avec lui ; comme s’il n’avait jamais existé…

 

Promeneurs à l’arrêt sur un chemin, années 1880-1890, négatif verre N&B, 18 x 13 cm, (détail), Eugène Trutat – 51Fi325

janvier 2021


Étrennes les pieds

Est-il vraiment envisageable d’entrer dans cette nouvelle année d’un pas décidé ? Pour ma part, je suis un peu hésitant. Et ce n’est pas seulement à cause du réveillon du premier de l’an que j’ai du coton dans les jambes. On a beau se dire que les jours à venir seront forcément meilleurs, le doute persiste. Car si le mieux est souvent possible, « le pire est toujours certain ». Merci Murphy.
Donc, avant d’arpenter un nouveau chemin, c’est le moment rituel de faire le point sur le parcours déjà accompli. Force est de constater qu’il n’est pas bien long pour les 365 derniers jours. Merci le confinement. Mais comme disait ma grand-mère « à chaque chose malheur est bon ». Nous avons au moins appris à revenir aux choses essentielles : un canapé, une télévision…
Finalement pour commencer en douceur, ne devrions-nous pas suivre les préceptes d’un célèbre poète toulousain de la fin du 20e siècle ? « Je mets un pied devant l’autre. Sans penser à demain. Je mets un pied devant l’autre. Sans regarder plus loin ». D’aucuns diront que c’est le meilleur moyen de se prendre une gamelle. Ce n’est pas faux. Mais c’est aussi celui qui vous entraîne dans une jolie promenade où il fait bon lambiner.