Les Etats-Unis d’Amérique célèbreront, le 4 juillet de cette année, les 250 ans de leur indépendance. Et sans vouloir nous vanter, nous n’y sommes pas pour rien. Remember Lafayette ! Fallait-il pour autant que nos deux fêtes nationales soient si proches ? Naïf, j’ai longtemps cru que les Américains nous avaient grillé la politesse en choisissant le 4 juillet avant de réaliser que nous étions plutôt des suiveurs avec notre 14 juillet.
La relation qui unit nos deux peuples est ambivalente à bien des égards. Elle est jalonnée de sentiments contradictoires : estime et mépris, amour et haine. Les troupes françaises qui ont soutenu la cause américaine à l’aube de la création des Etats-Unis ont été célébrées, de même que les G.I. en 1917 et 1944. Et même si la statue de liberté témoigne durablement de cette indéfectible amitié, l’anti-américanisme est en France un lieu-commun idéologique et le french-bashing, un sport très pratiqué outre-Atlantique.
Pourtant nos productions culturelles et intellectuelles ne cessent d’interagir. Nos imaginaires s’inspirent mutuellement. Certes les uns sont parfois jugés trop naïfs ou trop cyniques, et les autres trop couards ou imbus d’eux-mêmes. Mais n’est-ce pas logique au sein d’un couple qui se connaît si bien, en outre cela n’empêche pas l’affection profonde. Je vous présente pour preuve cette publicité figurant George Washington et le marquis de La Fayette scellant leur union en dégustant un vin produit au château de la Durante à Auzeville-Tolosane à partir des années 1920. Etonnant non ?