JETONS


février 2021

DANS LES ARCANES DE


Belote au jardin du Grand Rond, 1981. Direction de la communication - Mairie de Toulouse, Archives municipales, 2Fi2638.

Trouver l'intrus


février 2021

Quel est le point commun entre tondre un mouton, classer des archives et se faire courser dans la rue ? Vous donnez votre langue au chat ? Allez, je vous donne un indice : mon premier est une activité dont le but est de procurer du plaisir, mon second est employé lorsque l'on s'exprime à l'écrit ou à l'oral, mon tout est un objet qui sert à marquer des points. Ah ! J't'ons pas loin !

Si vous avez les j'tons de ne pas vraiment comprendre toutes les subtilités de ce point commun, je vous invite à prendre votre courage à deux mains et à vous glisser dans tous les sombres recoins de ce numéro. Il est dédié aux joueurs, aux intrépides, à ceux qui jettent l'argent par les fenêtres et à ceux qui veulent épater leurs rejetons.

ZOOM SUR


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Les Foires de Mai aux allées Jean-Jaurès, anciennement Lafayette (1937). Marius Bergé – Mairie de Toulouse, Archives municipales, 85Fi1318.

Faites vos jeux !


février 2021

Et si l’on poussait nos sens jusqu’à l’étourdissement, jusqu’au vertige ? Et si l’on s’évadait, le temps d’un billet, sur les allées Jean-Jaurès quand elles s’appelaient presque encore « Lafayette » et que s’y déroulaient, chaque année, les populaires « Foires de Mai »… ?

C’est à une immersion totale et joyeuse dans une fête foraine bruyante, odorante, colorée, que je vous invite. Vous aussi êtes en manque de sensations fortes, de sourires et de promiscuité ?  Saisissez cette occasion de vous mêler un instant – du moins en pensée – aux visiteurs arpentant les allées. Que leur flot vous emporte et vous grise ! Entendez-vous le grondement de la foule ? Et cet air entraînant et désuet que jouent, à pleins poumons, les cuivres de la fanfare voisine ? A côté, c’est une autre musique : celle du rugissement des tigres de la ménagerie Pezon, dont se dégage une forte odeur de cuir... Vous y êtes ?

Un peu plus loin, après le coin des lutteurs et les baraques des marchands de bibelots, les magiciens font concurrence aux cartomanciennes et autres vendeuses d’espérance. Puis, ce sont les manèges et leur promesse de tourbillon vertigineux. Que ne laissez-vous transporter et découvrir le monde – sinon Toulouse – à l’envers, à bord d’un wagon lancé sur les montagnes russes ? Ne manquez pas non plus la fameuse roulette et autres jeux de hasard. Tout est prétexte pour tenter sa chance. Alors faites vos jeux !

DANS LES FONDS DE


"L'horreur". Gravure de Bernard Picart, 1713, d'après Charles Le Brun. Wellcome Library, Londres, inv. n° 33495i.

Les avoir... et trouver les mots pour le dire


février 2021

Ne vous paraît-il pas surprenant que les termes de « terreur » ou de « frayeur » n'apparaissent quasiment jamais dans les inventaires des pièces de justice d'Ancien Régime ? Le fait est flagrant, autant au sein des procédures criminelles des capitouls, que dans celles des sacs à procès du parlement, conservées aux Archives départementales de la Haute-Garonne.
Les Toulousains n'auraient-ils jamais connu la peur ? Ou bien serait-ce imputable aux archivistes qui classeraient ces fonds de justice en méprisant et occultant les craintes de leurs aînés ? Ni l'un ni l'autre, car en fait la peur – comme la joie, la tristesse – n'a rien à faire dans une notice d'inventaire, normée, calibrée, précise et froide comme une couleuvre.
Dans ce cas-là, il semblerait malaisé de lancer un étudiant ou un chercheur dans une étude sur la peur, les peurs…
Bien au contraire, car il suffit d'ouvrir n'importe quelle affaire pour se retrouver nez à nez face à des terreurs vraies ou feintes – certainement exagérées et amplifiées.
Pensez, lorsque dans la nuit vous vous retrouvez face à deux gaillards qui vous pressent de leurs épées, l'une aux reins et l'autre sur l'estomac, comment ne pas trembler de tous ses membres quand ils vous assurent d'une voix terrifiante « Si tu branles je te fais vomir l'âme ! »1. Une nuit toujours, Mathieu Lanes, l'organiste de Saint-Etienne, entend des personnages caillasser sa maison en agrémentant cela de bordées d'injures et de menaces, ce qui « auroit tellement épouvanté les voisins que ceux qui avoint quelque envie de le secourir n'osèrent sortir, creinte d'estre maltraités par ces scélérats »2. Même chose pour le menuisier Trilhe en 1777, qui explique que « l'épouvante s'empara » de lui et de son épouse, au point qu'ils « s'habillèrent à demi et, presque mourants, furent sortir par une autre issue qui répond au coin du Loup pour appeller du secours »3.
En 1720, lors d'une rixe à Tounis, Françoise Pelenc est saisie « d'espouvante », et rentre précipitamment chez elle pour ne pas assister à la scène4. François Roques aurait tourné de l'œil, autant de frayeur que de douleur, après les coups reçus alors qu'il était en train de conter fleurette dans un fossé – rendez-vous crapuleux et extra-marital, brutalement interrompu par des bouviers ; « il tomba en sincope tant par raport à la perte du sang qui reja[il]lissoit de ses blessures que de la frayeur qu'il avoit d'une mort prochaine »5.
Marie Lacombe, du haut de ses 17 ans, se prostitue et ce n'est pas gai tous les jours. Surtout lorsque sa maquerelle la pousse d'autorité dans les bras d'un homme « étranger laid comme un diable » ou encore de cet huissier « de fort mauvaise figure, petit en taille, mal vêtu, qui ressembloit à un volureau », et de ce marin « mal fait et de mauvaise mise ». Mais un jour, alors qu'on lui amène un procureur, Marie prend la fuite, « épouvantée de voir un pareil homme ». Il faut dire que là c'est le pompon : l'homme est « gros et grand comme un géant »6.
Comment la jeune marquise de Boissé a-t-elle pu se fourrer dans un guêpier pareil, et attirer chez elles des étudiants rouge-colère ? C'est à l'heure du souper, et elle en oublie l'artichaut qu'elle s'apprêtait à déguster. L'irruption est bruyante et violente ; « saizie par la peur de quelque attemtat en sa personne », la marquise s'en remet à ses nombreux domestiques pour faire barrage de leurs corps. Si certains font effectivement preuve de bravoure, d'autres n'en mènent pas large (on les comprend, les sabres sont au clair et un coup de feu est même lâché). Ainsi, Antoine B. « feut tellement épouvanté qu'il prit la fuite », Marguerite G. s'enferme dans la cuisine, et Marie L., la femme de chambre, « elle étoit si troublée qu'elle ne se souvient plus de rien »7.
Féréol Saint-Arailles ne conviendra jamais avoir pris peur, mais on peut tout de même le déduire de sa plainte. Les cris de son fils récalcitrant (alors qu'il se fait corriger) émeuvent le quartier, au point que certains voisins viennent tambouriner à la porte de Féréol « d'une si étrange manière que […], craignant qu'on ne lui enfonçât la boutique, dit à son épouse de sortir pour voir ce que c'étoit »8.
Même en l'absence de mots énonçant clairement l'angoisse ou la frayeur, la peur reste perceptible ; ainsi la réaction de cette foule à la promenade du Quay de Saint-Cyprien face à un individu qui « assomoit à coups de poings et à coups de pieds un misérable qui ne luy faisoit pas la moindre résistance et qui imploroit en vain le secours des spectateurs qui, forts touchés de la scène, se contentoint de prier pour la victime sans qu'aucun ozât se mêller de l'arracher des mains de cet homme qui n'écoutoit rien ». Celui qui raconte la scène n'est d'ailleurs pas en reste, car, « touché de commisération, mêlloit ses prières à celle de toute la populace »9.
Passons aux animaux. Ceux qui font peur ne sont pas nécessairement l'araignée ni la chauve-souris. Voici le singe de madame Birosse. Il met « si fort l'épouvante dans le cœur » de la voisine du dessous qu'elle « tombe en syncope », et pas qu'une fois. Si vous ne connaissez pas encore les facéties douteuses, voire lubriques de cet animal – courrez vite le rencontrer. Et encore ce malheureux huissier qui, en 1775, poursuivi par une « une troupe de chiens dogues » lancée à ses trousses par le boucher Lasserre, explique que, « voyant la furie de cest atroupement et la rage dud. Lasserre avec ses chiens, aurions été obligés de prendre la fuite à grand course »10.
Nous ne savons toujours pas si les animaux ont une âme, mais ils sont eux aussi sujets à la peur. Guillaume Moncabrier, du haut de ses 14 ans, est certainement un géant car, « marchant avec précipitation […] auroit épouvanté un poulet qui s'est trouvé sur ses pas »11. Certes, un poulet me direz-vous… En 1757, une paire de bœufs « ayant entendeu le bruit d'un tambour, ils auroint prins l'effroy et s'estant mis à galopper, traînant apprès eux la charrette », ils finissent par renverser un enfant12. Quant aux chiens que l'on terrorise, qu'ils soient gros ou petits, vous en retrouvez certains dans le dossier des Bas-Fonds consacré aux « Cabots, dogues, mâtins et bassets ».

Alors qu'il est bientôt l'heure pour les étudiants de licence 3 de penser à leur futur sujet de recherche en master, s'il se trouve parmi eux un amateur de sensations fortes, une fan d'épouvante, ils nageront avec bonheur dans les procédures criminelles, ils frétilleront d'aise en découvrant les mots qui content le ressenti de la peur, les exagérations subtiles ou grossières et les nombreuses syncopes ou vapeurs causées par l'effroi.

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1 FF 784/3, procédure # 092, du 20 juin 1740.[La foudre frappe, la panique se répand]. Gravure du 17e siècle, sans lieu, ni auteur, ni date. Wellcome Library, Londres, inv. n° 524640i.
2 FF 738/3, procédure # 059, du 29 décembre 1694.
3 FF 821/2, procédure # 023, du 16 février 1777.
4 FF 764/1, procédure # 022, du 11 avril 1720.
5 FF 781/3, procédure # 088, du 17 août 1737 – voir fac-similé intégral publié dans les Bas-Fonds consacrés aux « Premiers soins et derniers secours ».
6 FF 779/4, procédure # 090, du 8 août 1735.
7 FF 784/3, procédure # 089, du 14 juin 1740.
8 FF 789/1, procédure # 018, du 2 mars 1745.
9 FF 810/5, procédure # 093, du 25 juin 1766.
10 FF 819/10, procédure # 205, du 18 décembre 1775.
11 FF 789/3, procédure # 079, du 8 juillet 1745.
12 FF 801/1, procédure # 014, du 22 février 1757.

LES COULISSES


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Cueillette ou désherbage, dans une planche de maraîchage. Cliché Jean Ribière, vers 1959. Mairie de Toulouse, Archives municipales, 41Fi110.

Des archives non archivées


février 2021

« Les archives sont l'ensemble des documents, y compris les données, quels que soient leur date, leur lieu de conservation, leur forme et leur support, produits ou reçus par toute personne physique ou morale et par tout service ou organisme public ou privé dans l'exercice de leur activité ».
Le volume d'archives produit chaque année est donc colossal. Tout garder ? Ce serait utopique. « Ma mémoire est comme un tas d'ordure1 » expliquait Funes, qui  n'oubliait rien. Nous risquerions, comme lui, de devoir nous cloîtrer pour faire face à ce surplus de mémoire ou, plus exactement, de détails.
Les services d'archives conservent l'essentiel. Le reste est jeté : 80 à 90 % des documents produits finissent à la broyeuse. Le rôle de l'archiviste c'est évaluer, trier, sélectionner les archives essentielles ; d'autant plus que la sur-conservation (conserver trop de documents, inutilement) a un coût.
La production documentaire papier a explosé dans les années 1940. Aujourd'hui, ce sont les documents numériques dont les volumes sont exponentiels. L'infobésité, ou  surcharge informationnelle, est le nouveau mal du siècle. Pour y faire face, l'archiviste change de technique : « Avant, je désherbais. Aujourd'hui, je cueille2. », écrivait Marie-Anne Chabin il y a quelques années. Car, face à des téraoctets de données ou des centaines de mails, il est chronophage, voire impossible, de commencer par jeter toutes les données qui peuvent l'être. La technique la plus appropriée à l'ère numérique c'est de sélectionner ce que l'on veut conserver et de le classer en sécurité. Ce qui restera, ira à la destruction.

Jetons !

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1 Jorge Luis Borges, Funes ou la Mémoire, Fictions, 1944.
2 Marie-Anne Chabin, Gestion des mails : j'ai changé de formule, 2014.

DANS MA RUE


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Maison Seube, vers 1910. Photographie noir et blanc. Dépôt de l'association des "Toulousains de Toulouse". Mairie de Toulouse, Archives municipales, 51Fi554.

Ça fout les jetons !


février 2021

Des portes qui claquent, des lumières fantomatiques aperçues par les passants… Pendant des années, la maison Seube, au bout des allées Paul-Feuga, près du pont Saint-Michel, fut le théâtre d'événements étranges et inexpliqués qui entretinrent sa réputation de maison hantée. Sa silhouette massive, ses faux mâchicoulis semblent en effet tout droit sortis de la littérature gothique du 19e siècle, des Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe à La chute de la maison Usher d'Edgar Poe, romans dans lesquels la demeure est un personnage à part entière, ajoutant aux tourments de ses héros.
De nombreuses légendes ont couru sur la maison Seube, légendes dont la presse locale s'est fait l'écho : l'édifice serait construit à l'emplacement de la maison du bourreau du Salin, un peintre y aurait assassiné son modèle, ou encore un groupe d'étudiants y seraient devenus fous. Construite à la toute fin du 19e siècle pour la famille Seube, la maison fut ensuite abandonnée et squattée. Elle était inoccupée depuis des années lorsqu'un incendie se déclara en mai 1980. Fort heureusement, les dégâts ne furent pas irrémédiables et sa protection au titre des monuments historiques intervint peu après.

Construite sur deux rues aux niveaux différents, elle donne l'impression d'être entourée de douves, tandis que les petites ouvertures dans le soubassement rappellent les meurtrières des châteaux médiévaux. L'entrée principale se trouve sur les allées, magnifiée par une lourde porte en bois, à l'encadrement en pierre surmonté d'arcs en accolade couronnés de pinacles et ornés de choux frisés, dans le plus pur style du 15e siècle. L'entrepreneur chargé de la construction, Jean Larroque, a rapporté que cet encadrement en pierre proviendrait de Bruniquel et serait un remploi d'un authentique vestige du 15e siècle. Copies, remplois, difficile de démêler le vrai du faux dans ce chef d'œuvre de l'« architecture de pastiche »1.

Maison Seube, détail du chapiteau sculpté d'une fenêtre géminée. Phot. Friquart, Louise-Emmanuelle (c) Ville de Toulouse ; (c) Inventaire général Région Occitanie, IVC31555_20213100002NUCA.La maison Seube représente incontestablement un véritable répertoire des formes de l'architecture toulousaine à travers les siècles : les fenêtres jumelées aux chapiteaux sculptés s'apparentent à celles que l'on peut encore voir sur la maison « romano-gothique » de la rue Croix-Baragnon (fin du 13e, début du 14e siècle), les fenêtres à traverse en pierre portant des culots sculptés sont plutôt une libre réinterprétation de celles de la fin du 15e siècle, de même que les frises de faux mâchicoulis dont l'usage se maintient au 16e siècle. Le comble à surcroît percé de mirandes est quant à lui un des lieux communs de l'architecture de la fin du 17e siècle à Toulouse. L'intérieur n'était pas en reste : les cheminées étaient faites avec des sarcophages de style paléochrétien, et les murs décorés d'inscriptions latines. Henri Rachou, peintre et conservateur du musée des Augustins à partir de 1903 (c'est lui le fameux peintre qui aurait assassiné son modèle dans la maison), a, semble-t-il, participé à l'élaboration des plans de cette demeure, tout comme l'épouse du commanditaire et ses trois filles.
Véritable manifeste d'un éclectisme régionaliste, les différents emprunts historicistes ajoutent à l'« inquiétante étrangeté » qui peut se dégager de l'édifice. Les rumeurs les plus effrayantes ont couru sur cette maison, jusqu'à ce qu'un chasseur de démons confirmé, spécialiste des maisons hantées et des phénomènes paranormaux, annonce en 2017, que non, la maison Seube n'est pas hantée2.

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1 Paul Mesplé, « L'architecture de pastiche à Toulouse », L'Auta, mars 1978, p. 66-80.
2 Lire l'article L'immeuble aux mille légendes dans La Dépêche du Midi, du 28 octobre 2017.

 

SOUS LES PAVÉS


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À gauche, un site de « Jetons des médailles ! » toulousain : l'écluse de l'embouchure vers 1956-1957, photographie, Jean Ribière, Mairie de Toulouse, Archives municipales, 41Fi4 (détail). À droite, dessin des médailles jetées dans les fondations de l'écluse en 1667, extrait de la carte du canal du Midi publiée par Jean-Baptiste Nolin en 1697.

Jetons et médailles… Jetons des médailles !


février 2021

A la fin du Moyen Âge et à l'époque moderne, on a utilisé des jetons métalliques que l'on retrouve souvent sur les sites toulousains de fouilles archéologiques, comme la place Saint-Étienne en 1986-1987, la Cité judiciaire et le Muséum d'histoire naturelle dans les années 2000, ou la rue des Trente-Six-Ponts en 2014. Récemment, le service archéologique de Toulouse Métropole a découvert un exemplaire imitant l'agnel, monnaie d'or des 14e-15e siècles, au château de Balma (déjà présenté dans un précédent numéro d'Arcanes). En alliage cuivreux de peu de valeur (laiton), ils servaient fréquemment de jetons de compte ; des villes, comme Nuremberg, s'étaient spécialisées dans leur production. Certains de ces jetons célébraient un évènement, par exemple la construction du Pont-Neuf de Toulouse. Ils se rapprochaient ainsi des médailles, objets de meilleure qualité artistique et en matériau plus noble (bronze, argent ou or), bien que la différence soit quelquefois ténue.

A l'occasion de la pose des premières pierres de l'écluse de l'embouchure à Toulouse le 17 novembre 1667, extrémité occidentale du canal Royal (du Midi) permettant la liaison avec la Garonne, on fabriqua des médailles commémoratives largement distribuées pour assurer la renommée de cet événement. Néanmoins quelques-unes furent privées de publicité puisqu'elles ont été jetées, le jour même, dans les fondations. L'écluse n'est plus visible : inutilisée depuis l’ouverture d’un canal latéral à la Garonne en 1856, elle a été remblayée et couverte par une route en 1978. Mais ces médailles seront peut-être dans l'avenir très utiles. Un archéologue pourra les retrouver, offrant une explication et une datation des vestiges qu'il aura sous les yeux. Elles sont aussi très intéressantes, car on y a gravé sur le revers, avec la date, une vue de la ville de Toulouse prise du nord, depuis le site de l'embouchure (l'avers montrant un portrait de Louis XIV). Et les images de notre cité au 17e siècle ne sont pas si communes !

EN LIGNE


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Bébé assis dans un landau. Photographie N&B, 9 × 13,5 cm. Émile Godefroy - Mairie de Toulouse, Archives municipales, 19Fi316 (détail).

Rejetons


février 2021

Une fois n'est pas coutume, nous ne sommes pas en retard cette année. C'est donc avec un immense plaisir que nous vous annonçons fièrement la mise en ligne sur notre base de données des actes de naissance de 1920 ! Tadam.

En revanche, pour les mariages et les décès, il faudra encore patienter un peu…
Alors, pour vous aider à tenir le coup, voici une petite sélection d'ouvrages de notre bibliothèque qui intéressera sûrement les mordus d'arbres généalogiques et autres chercheurs de rejetons en tout genre : 

Généalogie Dynasties et noblesse
Histoire des familles Histoire généalogique de la noblesse


Et si vous en voulez encore, la Bibliothèque nationale de France (aussi connue sous le petit nom de « BnF ») vous propose d'accéder sur Gallica à ses propres Ressources généalogiques numérisées. (Petit rappel : pour les nôtres, c'est ici).

Bonnes recherches !